Performances impressionnantes de la bmw 850 à découvrir
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Performances impressionnantes de la bmw 850 à découvrir

Victor 19/08/2026 00:35 8 min de lecture

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  • BMW Série 8 : ce coupé E31, né en 1990, incarne le summum du grand tourisme allemand avec un design aérodynamique et une technologie de pointe pour l’époque.
  • V12 BMW : animée par un moteur M70 de 5,0L développant 300 ch, la 850i offre une puissance linéaire et feutrée, symbole d’un luxe technique maîtrisé.
  • BMW 850 CSi : version Motorsport rare et puissante, elle affiche 380 ch grâce au V12 S70B56, avec une production limitée à 1 510 unités.
  • achat BMW 850 : bien entretenue, une 850i vaut entre 25 000 et 40 000 €, tandis que la CSi peut dépasser 80 000 € selon l’état.
  • youngtimer : la Série 8 connaît un regain d’intérêt croissant, devenant un objet de collection prisé pour son design intemporel et sa technologie historique.

L’autoroute défile sous un ciel bas, et pourtant, il n’y a plus ce grondement sourd, cette vibration sourde dans la poitrine. Le V12, autrefois symbole suprême du luxe et de la puissance, a presque disparu, remplacé par le silence électrique des nouvelles générations. Mais il y a trente ans, un seul modèle incarnait cette époque dorée du grand tourisme allemand : la BMW 850. Un coupé qui, encore aujourd’hui, fait battre le cœur des puristes. Sa ligne tendue, ses phares escamotables, sa mécanique surdimensionnée – tout en elle semblait défier le temps. Et pour cause, elle continue de fasciner.

La naissance d’un mythe : entre ingénierie et design

À la fin des années 80, BMW lance un projet fou : créer un coupé de prestige qui puisse rivaliser avec les GT italiennes, tout en restant profondément allemand. Le résultat, c’est la Série 8, codée E31. Ce modèle a été conçu dans un contexte industriel particulier, où l’utilisation de logiciels de CAO (conception assistée par ordinateur) était encore très rare dans l’automobile. BMW a investi massivement dans cette technologie, ce qui a permis d’optimiser la structure, la rigidité, et surtout l’aérodynamisme. Le coefficient de traînée de 0,29 était exceptionnel pour l’époque, et ce, malgré des formes imposantes.

Plus qu’un simple coupé, la 850 est un manifeste technique. Tout y est pensé pour la vitesse maîtrisée : suspensions pilotées, direction à variation assistée, et surtout, une carrosserie fluide qui semble glisser sur l’asphalte. Ce niveau d’exigence a un prix – à l’époque, elle coûtait bien plus cher qu’une 7 Série. Mais pour ceux qui envisagent d’acquérir une icône de chez BMW ou de comparer les services d’entretien spécialisés, le site de conseil automobile opel-lyon.fr peut vous aider.

Le moteur V12 : le cœur battant de la 850i

Souplesse et puissance démesurée

Le premier contact avec le moteur M70, un V12 de 5,0 litres, est inoubliable. Pas de rugissement agressif, mais un murmure profond, presque feutré, qui se transforme en une montée en puissance linéaire, continue, inébranlable. On parle d’environ 300 chevaux et de 450 Nm de couple – des chiffres impressionnants pour les débuts des années 90. Ce bloc n’est pas une brute, c’est un gentleman. Il n’explose pas, il domine. Il permet d’avaler les longues distances sans fatigue, avec une aisance rare. La puissance arrive sans à-coup, comme si la voiture glissait sur un rail invisible.

C’est typique du grand tourisme allemand : on ne cherche pas la montée en régime effrénée, mais l’autorité tranquille. Le 0 à 100 km/h est abattu en environ 6,8 secondes – bien que ce ne soit pas là son objectif premier. Ce qu’elle offre, c’est une sensation de maîtrise totale, de sécurité, même à des vitesses élevées.

Une prouesse technique pour collectionneurs

Pourtant, ce V12 est une bête complexe. Il s’agit d’un double banc de 6 cylindres, chacun avec sa propre unité de gestion électronique. Cette architecture, bien que brillante, rend l’entretien délicat. Les capteurs, les injecteurs, les bougies – tout doit être surveillé de près. Les pièces sont rares, les compétences spécialisées, et les coûts peuvent grimper vite. D’où l’importance de passer par des ateliers expérimentés.

Aujourd’hui, la 850i est considérée comme un youngtimer, ce statut intermédiaire entre voiture ancienne et moderne. Ces modèles retrouvent une cote en hausse, portés par une vague de nostalgie pour l’ère pré-numérique, où chaque détail semblait avoir été pensé avec soin. Leur rareté croissante sur le marché accentue encore leur attrait.

Tableau comparatif des versions phares de la Série 8 E31

La 850Ci face à la redoutable 850CSi

Si la 850i impressionnait déjà, la 850CSi, développée par BMW Motorsport, a poussé le concept à son paroxysme. Cette version rare, produite en petite série, reçoit un V12 de 5,6 litres, extrait du M73 mais fortement modifié. La puissance grimpe à 380 chevaux, le couple à 550 Nm, et la sonorité gagne en caractère. Le châssis est affûté, la direction plus directe, et la suspension plus ferme. Ce n’est plus un simple grand routier : c’est une GT de compétition domestiquée.

Critères de performance et accélération

Le 0 à 100 km/h passe sous la barre des 6 secondes, une prouesse pour un coupé de plus de 1,7 tonne. Et pourtant, malgré cette violence contenue, la CSi reste incroyablement stable. Son prix d’achat neuf était largement supérieur, et aujourd’hui, elle domine la cote des E31. Les collectionneurs la recherchent activement, même si les frais d’entretien peuvent être dissuasifs pour les néophytes.

Modèle Moteur Puissance Couple Production estimée
850i / 850Ci V12 5.0L (M70) puis 5.4L (M73) 300 ch 450 Nm ~15 000 unités
850CSi V12 5.6L (S70B56) 380 ch 550 Nm ~1 510 unités

Guide d’achat pour une BMW 850 d’occasion

Points de vigilance mécaniques et électroniques

Acheter une E31 aujourd’hui, c’est faire un pari sur la fiabilité mécanique, mais surtout sur l’intégrité électronique. Ce modèle est truffé de capteurs, de calculateurs, de commandes hydrauliques. Les phares escamotables, par exemple, reposent sur un système hydraulique délicat – sujet aux fuites et aux pannes. Le ciel de toit en tissu est également fragile, et les infiltrations d’eau peuvent endommager les composants électriques.

L’électronique de l’époque, bien que très avancée, peut poser problème. Deux batteries sont installées (une pour le moteur, une pour l’électronique), et leur état doit être impérativement vérifié. Le calculateur moteur, s’il tombe en panne, est coûteux à remplacer.

Estimation de la cote et du marché

Les prix varient énormément selon l’état, la version et l’historique. Une 850i bien entretenue se situe entre 25 000 € et 40 000 €. Une 850CSi, en excellent état, peut dépasser les 60 000 €, voire 80 000 € pour les modèles les plus impeccables. L’historique complet et le carnet d’entretien sont essentiels – sans eux, la revente future sera compromise.

  • État des silentblocs et des bras de suspension : usure fréquente après 100 000 km
  • Absence de rouille sur les passages de roues et le plancher : la galvanisation est bonne, mais pas infaillible
  • Fonctionnement des phares escamotables : vérifier les vérins et le liquide hydraulique
  • État des deux batteries : l’une peut masquer la défaillance de l’autre
  • Étanchéité du pont arrière : fuite possible due à la vieillesse des joints

Les questions fréquentes des lecteurs

Comment fonctionnent les deux unités de contrôle séparées sur le V12 ?

Le moteur V12 de la 850i est conçu comme deux blocs de 6 cylindres accolés, chacun avec sa propre unité de gestion électronique. Cette architecture permet une meilleure gestion thermique et une distribution plus équilibrée des tâches, mais elle exige une synchronisation parfaite entre les deux calculateurs.

Observe-t-on un regain d’intérêt pour la 850i sur le marché actuel ?

Oui, la 850i connaît un intérêt croissant, porté par la montée en puissance des youngtimers. Les collectionneurs recherchent des modèles emblématiques des années 90, et la Série 8, par son design et sa technologie, s’impose comme un incontournable.

Est-il raisonnable de débuter sa collection d’anciennes avec une 850 ?

En général, ce n’est pas la première voiture conseillée pour un débutant. Les coûts d’entretien sont élevés, la complexité mécanique importante, et la disponibilité des pièces limitée. Il vaut mieux passer par un modèle plus accessible, comme une Série 3 E30, avant de se lancer dans une E31.

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